Etonnant article du Monde sur le Rafale
Il y a qques jours, je consacrais une ébauche de billet à l'omniprésent Serge Dassault (fisde/pèrde) et coincidence, il semblerait qu'il se prenne une claque supplémentaire avec son Rafale. celà lui vaut un article du Monde à la tonalité assez curieuse.
Extraits.
Le Rafale ... A-t-il vocation à devenir le Concorde des avions de combat ?
superbe appareil, très polyvalent et surpassant sur le plan technologique bien de ses concurrents, mais cher et très... français.
Faut-il donc attendre que les 294 Rafale dont l'Etat a prévu de doter l'armée de l'air et la marine soient livrés et deviennent à l'étranger les VRP du savoir-faire made in France pour que cet avion, destiné à être le fer de lance des forces françaises jusqu'en... 2040 ou 2045, soit pris au sérieux et acheté ?
Alors il faudra du temps : la marine a déjà reçu 10 appareils, en attend 2 de plus en 2006, 7 en 2007 et 7 autres en 2008. L'armée de l'air, elle, teste 14 appareils à Mont-de-Marsan,
double échec en 2002, en Corée du Sud et aux Pays-Bas, un troisième à Singapour en septembre 2005, et des perspectives très incertaines en Arabie saoudite
C'est en 1983 que cinq pays européens décident de définir ensemble un avion de combat et de confier à Dassault la maîtrise d'oeuvre du projet. Deux ans plus tard, en 1985, la France reprend pourtant son autonomie. Raisons invoquées : nos partenaires veulent un avion de défense aérienne, avec l'attaque au sol comme mission secondaire, alors que Paris souhaite se doter d'un avion polyvalent.
Raisons plus discrètes : le motoriste national Snecma a peu de chances de supplanter le britannique Rolls Royce pour le choix des moteurs. Le cavalier seul français s'engage donc, lentement. Au gré des atermoiements budgétaires, le programme prendra dix ans de retard : la mise en service des Rafale, prévue en 1996, aura lieu en 2006.
Lors du marché perdu de Singapour, la principale raison avancée était financière. ...
Dominique Gallois et Laurent Zecchini
Résumons:
- L'avion est technologiquement très avancé (mais il est dit ailleurs qu'il a déjà 20 ans et que le F35 américains est récent lui)
- L'avion est cher et c'est ce qui lui pose souci
Les auteurs rajoutent un article -témoignage à mont de marsan, élogieux comme de bien entendu sur les prouesses techniques (dont on ne saura rien si ce n'est que l'officier interrogé "le défend, avec précaution, "pour ne pas dévoiler toutes ses capacités", mais il se laisse rapidement entraîner par son admiration".
Bref moi l'impression que j'ai c'est qu'il faut que les journalistes du Monde se mettent à 2 pour manier la langue de bois. Moi j'ai plein de questions auxquelles j'aimerais qu'ils me répondent :
- - combien coûte cette merde à l'achat ? 1 million ? 10 millions ? 100 millions ? combien coûte t'elle à entretenir ? quel est la différence avec l'eurofighter, avec le F35 ?
- - Nous (pas moi en tout cas mais bon) avons choisi de jouer cavalier seul pour faire plaisir à la SNECMA et à Dassault. soit. Est on obligés de payer indéfiniment les erreurs passées ? L'Etat n'a plus que 30% de la snecma (via safran)
- - si nous avions un choix objectif à faire: prendrions nous réellement des rafale ?